| Entre colere, depit et espoir
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est avec effort que je me résous à prendre
la plume, mais que |
faire d’autre. Après avoir exercé
durant 25 années différentes responsabilités
au sein de club de race et de sociétés
canines régionales, la conclusion à laquelle
je suis parvenu n’est guère réjouissante.
Le constat s’impose, la politique prime désormais
sur le chien.
Rien ne va plus
M’intéressant d’abord
aux chiens d’arrêt puis aux retrievers 7e et 8e groupes,
je ne puis comprendre que des membres du comité des
clubs de ces races puissent être antichasses, ne pas,
au minimum, être détenteur du permis de chasser et n’avoir
jamais rien prouvé ni sur les terrains ni en élevage,
et cela sans que la Société Centrale Canine n’intervienne.
La plus évi- dente démonstration de ce que j’affirme
s’observe du côté du Retriever Club, qui s’est inventé
un règlement de finale du cham- pionnat de France de
travail dans lequel le chien le mieux classé n’est pas
le meilleur. Je déplore que, sur cet aspect, la commis- sion
d’utilisation n’ait pas signifié son refus. Je regrette
également – mais suis-je le seul ? – que l’harmonisation
de règlement d’homologation ne soit pas le même pour
toutes ces races, car nous aurions pu assister à de
belles empoignades. |
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Et le chien dans tout ça ?
Le temps passant, les
expositions ont rapporté de l’argent, belle solution de facilité
pour les pro- priétaires qui n’ont besoin que d’un chien et
d’une laisse. En revanche, les concours de travail coûtent
de l’argent aux participants, de par l’investissement exigé
par le dres -sage, et en rapportent aux organi -sateurs. Il
semblait évident que les bénéfices importants réalisés par
les sociétés régionales grâce aux concours de beauté profiteraient
au travail. Il n’en est rien, ou si peu. Mais on achète des
Sicav, on place même parfois de l’argent qui disparaît mystérieusement
sans que personne ne s’en inquiète. Quel gâchis ! |
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Eleveur et dresseur de retrievers depuis 1985, c’est libre de tout
devoir de réserve que Pierre Karmazyn s’exprime sans détours pour
souligner les incohérences, l’absence d’homogénéité et les abus engendrés
par les règlements qui régissent les épreuves de travail pour retrievers.
Malgré son édifiant constat, il n’abandonne cependant pas tout espoir.
Une réaction qui ne manquera pas d’en susciter d’autres. |
Parlons fields
La qualité des field-trials de gibier tiré a tellement
baissé que les épreuves ne peuvent intéresser
que des nemrods néophytes.
Ne parlons pas des concours Saint-Hubert ; le dernier auquel j’ai
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participé
était une horreur : au menu, des faisant endormis, placés
avant chaque passage des chiens – sans doute ces oi- seaux étaient-ils
éprouvés par la fatigue du voyage ! Toutes les belles
chasses de battue où se déroulaient les plus beaux concours ont été
(Suite)
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Une dérogation stupéfiante
J’espère
que les responsables de la Société Centrale
Canine veilleront à ce qu’un club remis
en de mauvaises mains puisse être désaffilié.
Aucun juge, à part les anciens – entendez ceux nommés
depuis 10 ans au moins – ne connaissent la chasse battue.
D’autres ne satisfont même pas à certaines dispositions
réglementaires édictés par la Société
Centrale Canine, lesquelles stipulent que pour être juge dans
une épreuve de travail, il faut être détenteur
du permis de chasser depuis au moins 3 ans. Tel fut le cas d’un
membre du Retriever Club de France, qui demanda une dérogation…
laquelle fut acceptée.
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